- L'IRCANTEC est la complémentaire des non-titulaires du public : contractuels, vacataires, praticiens hospitaliers, élus locaux — la base restant le régime général.
- Régime par points : prix d'achat 5,787 €, valeur de service 0,56053 € en 2026.
- En dessous de 300 points, la caisse solde vos droits par un versement en capital — un petit passage par le public ne donne pas de rente.
- Zone à risque n°1 : les périodes autour d'une titularisation et les vacations courtes, dont les déclarations se perdent.
Des millions d'actifs sont passés par le secteur public sans y être fonctionnaires : remplacements dans l'Éducation nationale, CDD en mairie ou à l'hôpital, contrats aidés, vacations, mandats locaux. Pour toutes ces périodes, la retraite de base relève du régime général… et la complémentaire de l'IRCANTEC — une caisse que beaucoup découvrent à 60 ans, en se demandant ce que sont devenus ces points-là. Réponse fréquente : ils sont incomplets.
Qui cotise à l'IRCANTEC ?
Les agents contractuels de droit public, les agents en contrat aidé employés par une personne morale de droit public, les agents titulaires à temps non complet ou sans droit à pension, les praticiens hospitaliers, et les élus locaux indemnisés. Le principe : dès que vous travaillez pour le public sans être titulaire affilié à un régime de fonctionnaires (SRE, CNRACL), votre complémentaire est l'IRCANTEC.
Comment les points se calculent
Comme à l'AGIRC-ARRCO : la cotisation comporte une part « productive » qui achète des points (taux productifs de 5,60 % jusqu'à 1 plafond, 15,60 % au-delà), au prix de 5,787 € le point en 2026. À la liquidation, chaque point vaut 0,56053 € par an. La pension suit la formule classique : points × valeur × coefficient.
Les pièges spécifiques de l'IRCANTEC
Le seuil des 300 points
En dessous de 300 points, pas de rente : un versement unique en capital solde vos droits. Entre 300 et 999 points, le paiement est annuel ; trimestriel jusqu'à 2 999 ; mensuel au-delà. Conséquence pratique : si des points manquants vous laissent juste sous un seuil, l'impact dépasse leur valeur faciale. Et si un capital vous a déjà été versé pour solde, vérifiez qu'il couvrait bien toutes vos périodes publiques.
Les assiettes des praticiens hospitaliers
L'assiette de cotisation varie selon le statut : 100 % des émoluments pour un temps plein sans activité libérale, mais 2/3 seulement avec activité libérale à l'hôpital, et 70 % pour un contractuel à temps partiel. Une assiette mal codée sur quelques années fausse durablement le stock de points — c'est l'anomalie classique des carrières hospitalières mixtes, à croiser avec la CARMF pour les médecins.
Les périodes autour de la titularisation
Le passage de contractuel à titulaire transfère votre affiliation vers le régime des fonctionnaires. Les mois à cheval, les services de pré-titularisation et les éventuelles validations de services sont des zones où les points IRCANTEC s'égarent. Vérifiez que chaque période contractuelle d'avant la titularisation figure au relevé.
Les élus locaux
Les indemnités de fonction cotisent à l'IRCANTEC : un ou deux mandats municipaux représentent des points que beaucoup d'anciens élus ne réclament jamais — la caisse ne les rattachera pas spontanément à votre dossier principal si vos identifiants ont changé entre-temps.
Le moteur d'analyse rapproche vos périodes publiques de vos points IRCANTEC et signale les années sans droits. Diagnostic gratuit.
Décote, surcotes et majorations
- Décote : mêmes principes qu'à l'AGIRC-ARRCO — 1 % par trimestre manquant jusqu'à 12, 1,25 % au-delà, dans la limite de 20 trimestres. Un relevé de trimestres erroné au régime général se répercute donc ici aussi.
- Surcotes : deux mécanismes distincts — 0,625 % par trimestre entre le taux plein et 67 ans, puis 0,75 % par trimestre au-delà de 67 ans.
- Majorations enfants : à partir de 3 enfants, de 10 % (3 enfants) à 30 % (7 et plus) — un barème plus généreux que beaucoup de régimes, appliqué après surcote.
- Points gratuits : maladie (au moins 30 jours d'indemnités journalières), maternité, invalidité, chômage — calculés sur la part de traitement non versée. À vérifier comme les trimestres assimilés du régime de base.